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Le chasse-marée

Parmi les ancêtres maternels de Marine et Clément, on trouve  à Le Crotoy, au bord de la baie de Somme, la famille FANTHOMME. Notamment Jean FANTHOMME (1668-1738), son fils  Antoine FANTHOMME (1703-1762) et son petit-fils François (1740-1803) qui exerçaient la profession de chasse-marée.

LE CHASSE-MARÉE

A l’époque où les transports rapides par la route, le rail ou l’avion n’existaient pas, il était difficile, dans les provinces françaises, de se procurer du poisson frais. Ce problème d’ailleurs, n’était pas propre à la France. Sénèque nous parle des coureurs qui, de son temps, avaient pour mission d’apporter le poisson à Rome le jour même de la pêche. Mais en réalité, les performances de ces athlètes n’avaient rien d’exceptionnel puisqu' Ostie, le port de la Rome antique, ne se trouvait qu’à vingt-quatre kilomètres de la capitale.

Dès le 13ème siècle, le poisson pêché sur les côtes normandes et picardes était transporté à l’intérieur du pays - à Paris surtout, comme il se doit -  par des " chasse-marée ". Les trajets, bien sûr, ne s’effectuaient pas au pas de course. Les mareyeurs " chassaient " devant eux des chevaux chargés de paniers de poissons. Plus tard, lorsqu’ils utilisèrent des voitures légères, ce sont elles que l’on appela " chasse-marée " et leurs conducteurs devinrent des " voituriers de la mer ".

Le transport du poisson n’était pas toujours tâche facile : les péages étaient souvent excessifs, l’état des routes laissait à désirer, le brigandage était pratique courante et les accidents étaient fréquents, car les chasse-marée devaient aller très vite, il fallait que le poisson soit livré à Paris en deux jours tout au plus !

D’une certaine façon, les chasse-marée normands et picards étaient en avance sur leur époque puisqu’ils avaient institué une sorte de caisse d’assurance. Aux Halles de Paris, on prélevait deux deniers par livre de poisson vendu, somme qui était versée à une caisse spéciale servant à indemniser les risques de la route : accidents, chevaux abattus, brigandage, marchandise avariée.

Cependant, si les chasse-marée ont exercé un métier difficile et dangereux, il est vrai qu’eux aussi ont des victimes sur la conscience. Madame de Sévigné nous raconte que, lorsqu’en 1671 le prince de Condé reçut Louis XIV à dîner, les chasse-marée arrivèrent en retard. Vatel, le chef cuisinier, se crut déshonoré et se transperça le cœur d’un coup d’épée.

Irène Kuhn, Tour de France, Frankreich in kleinen Geschichten - Deutscher Taschenbuch Verlag 1992/2002

Une course "La route du poisson" se déroule tous les deux ans entre Boulogne-sur-Mer et Paris. C'est une course par relais d'attelages de chevaux de trait. Elle a pour objectif de faire découvrir les chevaux de trait et leurs différentes utilisations(...)
En 24 heures, les équipages doivent rallier Paris depuis Boulogne-sur-Mer. Le parcours de 300 km réparti en 21 étapes suit la trace de ceux qui acheminaient, vers la capitale, le poisson pêché sur les côtes de la Manche(...)

Nos ancêtres, tour à tour appelés mareyeurs ou chasse-marée, avaient moins de 24 heures pour faire ce trajet, afin de garder au poisson toute sa fraîcheur.
De nombreux relais étaient installés sur le parcours pour permettre de changer les chevaux. Les chasse-marée filaient dans la nuit en une véritable caravane dont le meneur portait une clochette pour guider les autres.

Les attelages étaient tirés par des boulonnais, chevaux de trait souvent qualifiés de "pur sang du cheval de trait" qui tiennent leur nom de la ville de Boulogne(...)

L'activité des "chasse-marée" prit fin en 1848 avec l'inauguration de la ligne de chemin de fer entre Boulogne-sur-Mer et Paris.

Extraits de la rubrique "DETOUR" intitulée "Sur la trace des chasse-marée" paru dans Nos Ancêtres Vie & Métiers n°4 (2003)

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